RX - Paris

Stéphane Couturier

Vernissage samedi 16 mars, 16h-20h

L’exposition de Stéphane Couturier à la galerie RX vient amplifier le dialogue qu’il a noué avec l’œuvre de Fernand Léger dans l’exposition présentée jusqu’au 29 avril prochain au musée national Fernand Léger à Biot (Alpes-Maritimes).
La galerie RX a souhaité mettre en lumière les riches correspondances thématiques et plastiques qui existent entre la peinture de Fernand Léger (1881-1955), pionnier de l’avant-garde de la première moitié du XX e siècle, et l’œuvre photographique de Stéphane Couturier, artiste français né en 1957.
Les deux artistes partagent une même fascination pour les profondes mutations de la ville, un intérêt commun pour le monde du travail, l’esthétique industrielle ou l’architecture moderne.
L’exposition à la galerie RX présente de nouvelles œuvres de Stéphane Couturier qui continuent le dialogue avec l’œuvre de Fernand Léger, notamment avec une nouvelle série intitulée « Les Nouveaux Constructeurs ».
En référence au chef d’œuvre de Fernand Léger « Les Constructeurs », Stéphane Couturier propose une nouvelle vision des constructeurs du XXIème siècle.
L’exposition permettra également de présenter les œuvres réalisées dans la ville de Sète en 2018 à l’occasion d’une carte blanche proposée par l’association CéTàVOIR dans le cadre du festival ImageSingulières 2018.
Dans cette série, conçue en écho à l’œuvre de Léger, Stéphane Couturier utilise la superposition de plusieurs photographies numériques, technique initiée en 2004 dans ses premières séries intitulées Melting Point. L’artiste fait naître une réalité hybride, à partir de la fusion de deux images. Cette synthèse entre deux réalités produit une multitude de détails, où l’œil du spectateur se perd et provoque une impression de mouvement et de dissolution du sujet, au sein d’une composition monumentale.
Aujourd’hui, l’œuvre photographique de Stéphane Couturier, jouant des potentialités de l’outil numérique, allie une approche documentaire à un traitement complexe de la composition. A la manière d’un tableau cubiste, elle puise dans le réel, le fragmente et, grâce au rythme et aux contrastes entre lignes, formes et plans colorés, le dépasse pour en offrir une nouvelle perception.
Stéphane Couturier interroge ainsi la nature prétendument objective du médium photographique : la prise de vue devient un matériau. De ce matériau naît une machine à construire une combinatoire des formes qui réactualise en permanence le réel enregistré.