RX- Paris

Catherine Gfeller

China Driftings

Depuis trente ans, Catherine Gfeller développe une pratique où s’entremêlent photographies, vidéos et installations sonores dans lesquelles la femme et la ville tiennent une place prépondérante.

La dernière série, Dérives chinoises, évoque tout à la fois l’envie de découvrir, de sentir et de s’affranchir de ses propres émotions. En contrepoint avec la foule apparaît souvent un personnage féminin fictif, une sorte de double démultiplié, ludique et poétique qui évolue dans les mégalopoles chinoises. Avec une énergie communicative, Catherine Gfeller traduit par ses compositions, obtenues par montages, superpositions et collages successifs, un univers à la fois proche et éloigné de la réalité. L’exploration du réel prend alors divers chemins de traverse dans laquelle la dimension immersive demeure fondamentale. Aller à la dérive, se perdre dans les rues, autant de manières de laisser la ville nous réinventer.


Catherine Gfeller est une artiste plasticienne suisse. Elle vit et travaille à Paris et dans le Sud de la France. Après un Master en histoire de l’art et un CAPES, elle développe son activité artistique à New York où elle vit 5 ans. Elle s’installe à Paris en 1999 et obtient le prix de la Fondation HSBC pour la Photographie. Depuis 1988, son travail a été exposé en France et dans de nombreux pays, notamment au Crac de Sète, au Kunstmuseum de Lucerne, au Musée de l’Elysée à Lausanne, au W.A.M.de Johannesburg, au Musée d’Art de Guangzhou (Chine), au Musée National de Kiev (Ukraine) et au Centre Culturel suisse de Paris.


Béatrice Andrieux est une commissaire indépendante et critique d’art. Elle a été invitée aux Rencontres d’Arles de 2017 pour l’exposition « Levitt France, une utopie pavillonnaire ». Elle a dirigé le Festival Alt+1000 en Suisse en 2015. Elle a co-écrit avec Quentin Bajac et Michel Richard, « Lucien Hervé/Le Corbusier Contacts » publié au Seuil en 2011.Titulaire d’un DEA en esthétique (Paris Panthéon Sorbonne), elle vit et travaille à Paris